Dans le cadre du plan d‘action national contre la démence, le ministère de la Santé a mis en œuvre un programme global de prévention de la démence, en collaboration avec l’Université du Luxembourg et de nombreux partenaires basés au Luxembourg.

Lorsque des premiers troubles de la mémoire font leur apparition, la mise en œuvre de mesures adaptées permet d’agir efficacement sur l’évolution de la maladie. Il est donc important d’initier des tests neuropsychologiques afin de permettre une détection précoce
Le Programme Démence Prévention (en abrégé : pdp) tire parti d’un diagnostic précoce car les mesures qu’il met en œuvre permettent aux patients d’avoir une influence positive sur l’évolution de la maladie.

Le pdp s’adresse plus particulièrement aux patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer, présentant une démence vasculaire ou d’une forme mixte des deux maladies, lorsque la démence n’est pas encore installée (c’est-à-dire un déficit cognitif léger).

Le pdp a pour objectif d’intégrer dans les soins prodigués aux patients les connaissances scientifiques et les résultats de recherche les plus récents et d’instaurer la prévention de la démence comme un nouveau champ d’action.

Le pdp prévoit, dans le cadre de la prévention secondaire, des mesures permettant à chaque patient de bénéficier d’un programme de prévention individuel et adapté à ses besoins. Les facteurs de risque personnels et évolutifs peuvent ainsi être pris en charge de manière globale, grâce à l’organisation d’un
programme multimodal comprenant différents aspects, notamment l’entraînement physique et cognitif, la nutrition et les activités sociales et intellectuelles. Le pdp permet ainsi au médecin traitant de maintenir, voire d’améliorer la qualité de vie de ses patients grâce à des soins individualisés.